Face au dérèglement climatique, Bayeux Intercom souhaite adapter ses cours d’école pour réduire les îlots de chaleur (voir plus bas). La cour de l'école d'Argouges a été choisi pour une première réalisation. L'été dernier, une bonne partie du revêtement en bitume a été supprimé et remplacé par du gazon, des graviers ou encore des copeaux de bois, pour permettre une meilleure infiltration de l'eau. La commande : désimperméabiliser l’espace, recréer un cycle de l’eau, mettre des plantes, des arbres… Bref, renaturer la cour de récré pour apporter de l’ombre et de la fraîcheur lors des fortes chaleurs.
La plantation des arbres est la touche finale du réaménagement complet de la cour. Alisiers blancs, érables champêtres, tilleuls, copalmes d'Amérique ou encore mélèzes d'Europe... Ces essences locales et/ou résistantes au changement climatique seront des alliés de taille pour apporter de l'ombre et de la fraîcheur lors des fortes chaleurs.
Qu'est-ce qu'un îlot de chaleur ?
L’îlot de chaleur urbain est notamment dû à l’absence de végétation en ville. En journée, la chaleur est emmagasinée dans les matériaux des bâtiments et le bitume. Ces surfaces sont imperméables et empêchent l’évaporation de l’eau des sols. La chaleur est restituée à l’atmosphère durant la nuit, augmentant les températures à l’échelle de la rue ou du quartier. D’où la différence de degrés entre ville et campagne, fortement liée au bâti et à l’occupation du sol.
En chiffres
152 000 € HT : le coût total du réaménagement
Sur 2 800 m2 de suface de cour, un quart est aujourd'hui désimperméabilisé
