Vaucelles et son patrimoine

Le château de Vaucelles

Le château était jadis entièrement ceinturé de douves en eaux vives qui permettaient d’isoler la demeure fortifiée. L’existence d’un manoir est attestée dès le XIVème siècle. Les puissants contreforts appartiennent au bâtiment d’origine. La poterne date de la première moitié du XVIIème siècle. C’est une élégante construction dont la base s’ouvre par un passage charretier voûté en anse de panier. La corniche de l’étage est constituée d’une suite de modillons. Elle souligne la naissance de la haute toiture couverte d’ardoises. Le corps du logis s’étend vers le sud. Il comporte un étage noble surmonté d’un niveau réservé autrefois au personnel de service.

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La fontaine Saint Julien

La fontaine, dont il ne reste aujourd’hui qu’un bassin carré, était à l’origine surmontée d’une voûte cintrée abritant une statue de Saint-Julien. Lieu de pèlerinage, on y allait prier et faire des offrandes invoquant Saint Julien, premier évêque du Mans au IVème siècle. Elle est encore de nos jours réputée guérir les maladies des yeux, comme en témoigne l’un des vitraux de l’église Saint-Cyr et Sainte Julitte située à Vaucelles, représentant un homme se lavant les yeux à la fontaine, sous le regard de Saint-Julien.

SAINT JULIEN

Une tradition assez tardive l’assimile à Simon le Lépreux. Au IVème siècle, il fut ordonné premier évêque du Mans par le pape Clément pour prêcher la foi aux païens de la région du Maine. Il y accomplit de nombreux miracles dont celui de faire jaillir une source miraculeuse après avoir fiché en terre son bâton pastoral. Informé du miracle qui venait de se produire, le Gouverneur du Mans le fit aussitôt chercher et, à la porte du palais, le saint guérit un aveugle. Émerveillé, le gouverneur se convertit et se fit baptiser avec toute sa famille. Saint-Julien parvint encore à faire disparaître le druidisme de la région et à délivrer un enfant enlacé par un serpent.

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Église Saint-Cyr et Sainte-Julitte, XIIIe siècle

L’architecture de cet édifice est assez semblable à celle de Barbeville toute proche. Située entre le choeur et la nef, la tour portant le clocher coiffé d’un toit en bâtière, date du XIIIème siècle. Les deux premiers niveaux de la tour sont épaulés par des contreforts dissymétriques venant mourir sur un entablement sculpté en denticules*. Au XIXème siècle, le choeur a été percé d’un porche de part et d’autre duquel on devine encore les traces des deux petites portes latérales initialement prévues. On peut encore observer sur la façade méridionale, au niveau de la corniche du choeur, quelques modillons. L’un des vitraux représente un homme se lavant les yeux à la fontaine, sous le regard de saint Julien.

* DENTICULES
motifs ornementaux formés par la juxtaposition de petites découpures rectangulaires entaillées dans une corniche.

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