Esquay-sur-Seulles et son patrimoine

Les carrières de sable

Les sablières du Bessin, exploitées depuis le début du XIXème siècle, deviennent, en 1966, la société SACAB, filiale créée au sein du groupe Lamy, célèbre armateur
caennais, dont les origines remontent à 1830. Les Sablières et Carrières du Bessin exploitent un gisement situé à l’Est de l’agglomération bayeusaine.
La production annuelle est d’environ 745 000 tonnes.
Le gisement s’étend désormais sur les communes d’Esquay-sur-Seulles, Saint-Martin-des-Entrées, Saint-Vigor-le-Grand et Vienne-en-Bessin. La superficie totale des carrières atteindrait aujourd’hui près de 800 hectares.

Il est composé de 3 niveaux différents :
- Les formations superficielles sont constituées de terre végétale sur 30 à 50 cm puis de limons argileux sur une épaisseur de 4 à 7 mètres.
- Les formations sableuses sont composées quant à elles de 3 horizons différenciés. Au sommet du gisement, on trouve des sables rouges puis sur une épaisseur moyenne de 20 mètres, un dépôt de sables ocre-clair homogène à stratification entrecroisée. La base du gisement est constituée de sables rouges grossiers.
- Enfin, la formation basale est constituée d’argile brune et de calcaire blanc.

SHEMA DE PRINCIPE DE L'EXPLOITATION DE LA CARRIERE :

1) EXTRACTION
L’extraction se fait à ciel ouvert.Le sable est extrait au moyen de chargeurs sur pneus.


2) LAVAGE - CRIBLAGE
Le sable naturel est acheminé par tapis transporteurs vers l’installation où il sera lavé et criblé.


3) STOCKAGE
Le sable est stocké au sol.


4) TRANSPORT
Une partie du sable est acheminée par camion.


5) SECHAGE - CRIBLAGE
Le sable lavé est séché, tamisé et stocké en silo.


6) LIVRAISON
La livraison se fait par camion sous différentes formes de conditionnements : vrac, benne, citerne ou sac.


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Église Saint-Pantaléon, XIIIe siècle

 

 

 

 

Édifiée au XIIIème siècle, l’église a fait l’objet de nombreux remaniements dont la construction d’une sacristie de forme semi-circulaire en 1744, et la modification profonde du clocher au XIXème siècle, sous la direction de l’Architecte Michel Pelfresne.

 

 

Un cadran solaire est placé au sommet d’un des contreforts* de la façade méridionale.

* CONTREFORTS
Elément architectural possédant un rôle de soutien, d'épaulement, de raidissement ou de contrebutement des poussées exercées par un mur notamment. Il se présente sous la forme d'un massif maçonné élevé en saillie sur un mur pour le renforcer, assurant la stabilité d’un édifice en lui apportant un appui extérieur.

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Le château d’Esquay-sur-Seulles

Construit au début du XVIIème siècle, le château fut le fief du seigneur d’Esquay sur Seulles, Pierre de Pierrepont. Au cours des siècles, les travaux successifs ont modifié le caractère architectural du site : le pont-levis est remplacé par un pont dormant, deux pavillons et un portail sont construits. Le baron Gustave d’Auger acquiert le domaine au XIXème siècle et aménage, vers 1861, un vaste jardin paysager. On peut y observer un magnifique sentier en colimaçon, motif de l’art des jardins importé d’Angleterre au XVIIIème siècle. On en retrouve de semblables dans les jardins de l’Abbaye aux Dames à Caen ou dans le jardin botanique de Coutances. Localement, des vestiges sont encore visibles à Barbeville, dans le domaine du Château des Monts.

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