Subles et son patrimoine

Le manoir de Pézerolles

L’architecture de ce manoir du XVIIème siècle est remarquable par l’équilibre de ses lignes, la symétrie de sa structure et la géométrie de ses décors. L’imposant bâtiment de style Louis XIII est percé d’un porche encadré de quatre travées donnant accès à une vaste cour rectangulaire. L’ensemble est adouci par des lucarnes surmontées de frontons curvilignes. Le pavillon à base carrée constitue une unique et élégante asymétrie. Le nom de l’édifice proviendrait du chanoine de Pézerolles. Ce domaine, qui lui aurait été attribué, comprenait de vastes terres avec droit de colombier, de pêche, de chasse et autres redevances.

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Les fours à chaux

L’utilisation de la chaux dans l’agriculture remonte à l’Antiquité. Elle servait notamment à amender les terres pauvres en calcium et permettait ainsi d’exploiter les sols acides naturellement inaptes à la culture, en les chaulant. La chaux était utilisée, à un degré moindre, pour la conservation des grains, absorbant l’humidité et empêchant ainsi la moisissure des récoltes. Plus tard, la chaux sera utilisée dans les tanneries pour le nettoyage des peaux, puis dans les hauts fourneaux comme ajout au minerai de fer. Elle entre enfin dans la composition de certains mortiers et enduits. L’ancienneté de la chaufournerie est attestée par la présence d’ateliers et de fours dès l’Antiquité, découverts lors de fouilles archéologiques, notamment à Bayeux. Le Bessin porte de nombreux témoignages de cette activité passée. D’abord artisanale, elle connaît un essor considérable dans la première moitié du XIXème siècle. Le bois, trop coûteux, est remplacé par le charbon. L’activité se développe et se transforme en industr e chaufournière. Le charbon utilisé dans les fours de la région provenait des mines de Littry toutes proches qui fournissaient la houille à bas prix, puis à la fin du siècle dernier, d’Angleterre. Victime de la concurrence des engrais chimiques et du départ des hommes lors de la Première Guerre Mondiale, les derniers sites de production disparaissent avec la fin de la Reconstruction au milieu du XX ème siècle.

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Église Saint-Martin, XIVe siècle

Surplombant la vallée de la Drôme, la façade occidentale présente une symétrie parfaite, soulignée de contreforts. Elle se compose, dans un alignement remarquable, d’un porche et d’une fenêtre de forme ogivale et d’un clocher-peigne* à deux baies. L’église renferme notamment un haut-relief représentant l’épisode de la charité de saint Martin selon le motif iconographique le plus couramment utilisé, celui représentant saint Martin à cheval, partageant son manteau avec un mendiant presque nu. Il est situé à hauteur de la nef de l’église.

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