Ryes et son patrimoine

Église Saint-Martin XIIe siècle

Mentionnée pour la première fois en 1026, l’église de Ryes était desservie par deux curés à la fois, le patronage ayant été partagé en 1182 entre les abbayes de Longues et de Fécamp. L’édifice est surmonté d’un clocher roman coiffé d’une bâtière du XVIe siècle portant les armoiries des deux abbayes. Le choeur de la fin du XIIe siècle offre un bel exemple de l’architecture de transition. Le décor varié des chapiteaux date du début du XIIe siècle. Le musée Baron Gérard de Bayeux abrite depuis 1840 deux magnifiques gisants du XVIIe siècle provenant de l’église de Ryes.

HUBERT DE RYES
C’est près de cette église qu’un matin d’hiver 1047 Hubert, seigneur de Ryes, croisa le jeune duc Guillaume poursuivi depuis Valognes par la conjuration des barons révoltés. En lui fournissant un cheval frais pour fuir ses assassins, il sauva son duc et changea l’histoire de la Normandie...

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L'ancienne gare

C'est dans ce bâtiment, aujourd'hui reconverti en maison d'habitation, qu'était implantée la gare de Ryes.
Construite à l'occasion de l'ouverture des lignes Bayeux - Port-en-Bessin et Bayeux - Courseulles-sur-Mer en 1899, elle accueille passagers et marchandises jusqu'à sa fermeture, le Conseil Général votant le déclassement du dernier tronçon en 1933.
Les gares de la région sont pratiquement toutes construites sur le même modèle et aménagées de façon similaire.
Le rez-de-chaussée est consacré au public. Le long du "mur pignon" se trouvent les guichets qui donnent sur la salle des pas perdus. La salle d'attente est séparée par une cloison et possède sa propre entrée. Le premier étage fait office de logement pour le chef de gare. Par gain de place mais aussi pour séparer les fonctions, on y accède par un escalier extérieur.

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Le réseau ferroviaire du Bessin

En 1864, le Conseil Général du Calvados adopte le principe de création d’un réseau ferroviaire d’intérêt local. Des problèmes budgétaires puis la guerre franco-allemande, retardent l'attribution des concessions des deux premières lignes : Lisieux-Orbec et Falaise-Berjou, qui n'entreront en service qu'en 1874 !

Durant la seconde moitié du XIXe siècle, la côte Fleurie et la côte de Nacre, déjà touristiques à cette époque, sont équipées de voies ferrées. S’estimant lésés, les élus et notables du Bessin se mobilisent pour que Bayeux et son arrondissement bénéficient de ces mêmes aménagements. Après de nombreuses querelles de clochers concernant les tracés définitifs, la première ligne est mise à l’étude en 1892. Mais il faudra attendre 1899 pour voir l’ouverture des liaisons Bayeux - Port-en-Bessin et Bayeux - Courseulles-sur-Mer, avec embranchement à Ryes pour Arromanches. L’étude de la ligne Port-en-Bessin – Arromanches, jugée peu fiable, ne sera jamais réalisée.

Durant la première guerre mondiale, les réquisitions de matériel et de personnel, portent un coup dur au fonctionnement du réseau. Puis, dans les années 1920, la hausse du prix du charbon conjuguée à la baisse de fréquentation, affaiblissent fortement la rentabilité du réseau de Bayeux, et entraînent la fermeture progressive des lignes en commençant par Ryes-Arromanches. Le coup de grâce est donné en 1933. Le Conseil Général vote le déclassement du dernier tronçon entre Bayeux et Port-en-Bessin.


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